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Je parlais il y a quelques semaines des blessés de guerre. Ces vieux billets de banque en circulation en république démocratique du Congo. Il y a quelques jours alors que j’échangeais un billet de 10 dollars américains contre des Francs Congolais, j’ai reçu des billets neufs.
Imaginez ma surprise… Je me suis même demandé si ce n’est pas suite à mon post parlant des blessés de guerre qu’il a été imprimé des nouveaux billets.
Posté par Cédric Kalonji | 04 avril 2007 17:33:52 | Commentaires (0)

Ils sont très nombreux ces enfants qui circulent partout dans les rues en train de vendre de petits trucs. Chikwangues, biscuits, eau en sachet, mouchoirs et bien d'autres petits articles. Il y en a qui vous proposent pour 100 francs congolais de cirer vos chaussures. Au Congo, il y a de ces enfants qui travaillent même plus que les adultes.
J’en connais un qui a 12 ans. Il habite la commune de Masina pas loin de l’aéroport de Kinshasa. Il quitte de chez lui tous les matins à 7 heures pour prendre le train qui part de l’aéroport en direction du centre ville. Comme il ne peut pas payer le ticket, il s’accroche aux portes à l’extérieur ou tout simplement aux roues du train pour éviter les contrôleurs.
Une fois en ville, il se rend aux ports et ramasse les cossettes de manioc et les grains de maїs qui tombent des sacs lorsqu’ils sont descendus des bateaux. Le soir, il va moudre son butin, en vend une partie, et ramène le reste pour nourrir sa famille.
Ce qui m’intrigue, c’est que malgré leur situation difficile, ces enfants ont toujours le sourire. Quelques fois, on peut même les voir s’arrêter de travailler pour jouer avec d’autres enfants. Quel Avenir pour ces jeunes enfants qui sont obligés de travailler alors qu’ils devraient normalement aller à l’école ?
Posté par Cédric Kalonji | 04 avril 2007 15:11:44 | Commentaires (4)

Encore une fois il y a un peu plus d’une semaine, il y a eu des affrontements armés dans la capitale. Ça a duré deux jours. Plusieurs pertes en vies humaines et les dégâts matériels sont considérables. Jusqu’à ce jour, aucun chiffre officiel quant aux nombres de morts.
Les Kinois sont encore traumatisés et cela est bien visible. Même dans les quartiers chauds de Kinshasa où ça bouge habituellement 24 heures sur 24, les gens évitent de traîner tard dans les rues de peur de croiser une de ces patrouilles de la police ou de l’armée. Téléphones portables et tout ce que vous avez dans les poches y restent.
Qui est gagnant et qui est perdant dans ce genre de situation ? Peut-on aujourd’hui dire que c’est fini, qu’il n’y aura plus de troubles ? Je l’espère bien mais très souvent entre ce qu’on veut et ce qui se fait, il y a un énorme fossé. Seul l’avenir nous en dira plus.
Posté par Cédric Kalonji | 01 avril 2007 11:42:42 | Commentaires (4)

Posté par Cédric Kalonji | 19 mars 2007 12:49:45 | Commentaires (12)

Au Congo, nous avons l’habitude d’imprimer souvent de grosses coupures de billets de banque. Aujourd’hui, le plus grand billet de banque en circulation au Congo c’est celui de 500 francs congolais et le plus petit qu’on puisse encore trouver est celui de 10 francs.
Il faut quand même souligner que les coupures de 10 francs, 20 francs, 50 francs et 100 francs sont très vieilles et déchirées. L’hôtel des monnaies n’en imprime plus. A quoi bon imprimer des petites coupures alors qu’on peut imprimer les grosses et avoir plus d’argent ?
C’est comme ça qu’on s’est retrouvé il y a plusieurs années sous Mobutu avec des billets de 5Millions de Zaïres. Débrouillards, les congolais ont appris à coller ces vieux billets de banque en lambeaux et ainsi les faire vivre le plus longtemps que possible.
Ces vieux billets de banque déchirés, collés puis recollés sont appelés « Blessés de guerre ».
Posté par Cédric Kalonji | 23 février 2007 20:01:16 | Commentaires (4)

Il n’y a pas que les américains qui savent surprendre avec des acrobaties dans leurs films. La preuve : Cette voiture qui transporte plus d’une dizaine de sacs de charbon et au dessus trois personnes toutes souriantes et fières de poser en me voyant sortir mon appareil photo.
Les habitués de la route nationale numéro un qui part de Kinshasa jusqu’à Matadi dans la province du Bàs-Congo ne sont pas du tout impressionnés par des scènes de ce genre mais pour moi le Kinois, c’est vraiment surprenant !
“Tu Gagneras ton pain à la sueur de ton front”. Ils n’ont pas choisi la facilité comme les policiers de la route « Roulages » qui n’ont qu’à se mettre dans un coin pour ramasser des francs de la corruption. Une centaine de kilomètres tous les jours au péril de leur vie, perchés au dessus de leurs sacs de charbon qu’ils vont revendre en ville pour se faire un peu d’argent pour subvenir à leurs besoins.
Posté par Cédric Kalonji | 01 février 2007 10:39:14 | Commentaires (24)

Posté par Cédric Kalonji | 31 janvier 2007 12:10:57 | Commentaires (5)

Posté par Cédric Kalonji | 25 janvier 2007 19:52:27 | Commentaires (14)

C’est mon troisième passage à Bukavu, chef lieu de la province du Sud-Kivu. Je suis arrivé par avion le samedi dernier. Bukavu est une ville magnifique au bord du lac Kivu. Les habitants sont très sympathiques et l y a plusieurs différences par rapport à Kinshasa.
Une heure de décalage horaire, moins d’ordures dans les rues, les taxis sont mieux que ceux de Kinshasa, il y a des motos qui font le taxi,… Si je parle des nids de poule dans la capitale, ici il n’y a carrément plus de route. De l’aéroport a la ville, la route fait moins de 40 kilomètres mais elle est dans un si mauvais état qu’il nous a fallu 1 heure 30 minutes pour atteindre la ville.
Je suis logé dans un très bel hôtel (Hôtel la roche) au bord du Lac Kivu. Hier j’ai fait un tour à Kadutu, un quartier populaire de Bukavu. Je me suis fait des nouveaux amis et j’ai surtout fait plein de photos.
Ce matin en sortant de mon hôtel, je faisais comme d’habitude des photos de la ville. Deux messieurs se sont approchés de moi se présentant comme des agents des services de renseignement. Ils m’exigeaient de présenter mon autorisation de photographier la ville. Je leur ai dit que je n’en avais pas et qu’étant journaliste, je ne voyais pas pourquoi je devais avoir une autorisation spéciale pour faire des photos.
Ils m’ont demandés de les accompagner jusqu'à leur bureau. Je leur ai bien sûr dit non. L’un des deux m’a alors lancé : « Nous sommes vos frères. Achetez-nous une bière et nous allons vous laisser tranquille ». Je leur ai tendu 400 francs congolais et ils sont partis en me disant de faire attention. Je prends mon avion demain pour retourner à Kinshasa.
Posté par Cédric Kalonji | 22 janvier 2007 13:46:51 | Commentaires (8)

Posté par Cédric Kalonji | 13 janvier 2007 13:05:56 | Commentaires (2)