Cédric au Congo

Kinshasa

10 / 17 résultat(s) - page 1 / 2

Dim. Lun. Mar. Mer. Jeu. Ven. Sam.

01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31

Auteurs

Ordre

Nouvelle adresse pour ce Blog

Ce Blog a déménagé.

Nouvelle adresse : http://www.congoblog.net.



Mardi 22 août 2006

Retour au calme à Kinshasa après deux jours de tensions.

On peut dire que le calme est revenu dans la capitale aujourd’hui. Hier j’ai quitté le boulot vers 22 heures 30. La ville était déserte. Les gens ont préférés rester chez eux parce que quelques heures plus tôt, on pouvait encore entendre les coups de feux à l’arme lourde.

Ce matin ça a encore tiré dans la commune de la Gombe mais depuis 9 heures, ça s’est calmé. Je suis sorti de chez moi pour faire un tour vers la place Kintambo Magasin histoire de voir ce qui se passait. Les boutiques sont restées fermées, pas grand monde, quelques taxis seulement et plusieurs policiers. Les mamans du petit marché sont quand même là. J’ai pu m’acheter du pain et du poisson salé.

Pendant que j’y étais, une patrouille du contingent tunisien de la
MONUC passait. Les quelques personnes présentes se sont mises à huer et à crier : « où étiez-vous quand ça tirait hier ? ». J’ai sorti mon appareil photo pour tirer quelques clichés et je suis retourné chez moi. En ce moment il y a des hélicoptères de la MONUC qui sillonnent. J’espère que ça va arranger les choses et que les tirs ne vont pas reprendre.

Posté par Cédric Kalonji | 22 août 2006 15:08:32 | Commentaires (2)

Mots clés : Kinshasa, Bemba, Kabila, MONUC, Affrontements.

Lundi 21 août 2006

Tirs à l'arme lourde à Kinshasa

Je suis encore enfermé au bureau jusqu’à présent et je ne sais pas rentrer chez moi à cause de l’insécurité qui a régnée toute la journée. Tout a commencé hier soir peu avant la publication des résultats.

Le matin la situation s’était un peu calmée et j’ai pu me déplacer pour me rendre au travail. Encore il y a environ une heure, de coups de feux ont été entendus dans la ville. Rien n’est dit et nous ne savons rien de ce qui se passe exactement.

Comme je n’ai rien à faire, je me suis mis à chercher sur le Web des informations. Je suis tombé sur les articles suivants :

RDCongo: tirs à l'arme lourde à Kinshasa, première intervention de l'Eufor
Congo: affrontements devant le domicile de Bemba
Heurts en RDC entre partisans des deux candidats du second tour
Tirs à Kinshasa après les résultats du premier tour de la présidentielle

Posté par Cédric Kalonji | 21 août 2006 20:54:08 | Commentaires (2)

Mots clés : Kinshasa, Bemba, Kabila, MONUC, Affrontements, Politique.

Dimanche 20 août 2006

Publication des résultats partiels des élections générales au Congo.

C’est aujourd’hui que la CEI (Commission électorale indépendante) publie les résultats partiels des élections générales du 30 juillet dernier.

Très forte présence policière et militaire déjà toute la journée aujourd’hui. Je suis sorti ce soir pour faire un tour et je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas beaucoup de monde dans les rues.

Les kinois préfèrent rester chez eux pour attendre les résultats partiels des élections redoutant des troubles en cas de protestation des résultats.

Mise a jour : Un ami qui habite le centre-ville à proximité de la gare centrale, du quartier général de la MONUC et du quartier générale de la CEI vient de m’appeler pour me dire que ça aurait tiré pendant  un peu plus de deux heures et qu’il y avait un mouvement de chars et plein de militaires dans toute la ville. La situation se serait calmée il y a environ ¼ d’heure.

Posté par Cédric Kalonji | 20 août 2006 21:18:14 | Commentaires (5)

Mots clés : Kinshasa, Elections, Police.

Dimanche 13 août 2006

Retour à la normale à Kinshasa après les élections.

Finie la campagne électorale. Les élections tant attendues ont eu lieu et les résultats sont attendus avec impatience. Comme par enchantement, affiches et banderoles de campagne ont disparues. Les Shégués s'en sont occupés. La ville est un peu plus tranquille. Pendant cette campagne, nous avons tout vus, toutes sortes de tee-shirts, Képis, pagnes à l'effigie des candidats, caravanes motorisées, meetings,...

En parlant d'affiches pendant cette campagne, il y en au eu une que j'ai trouvé vraiment drôle. Le candidat député habillé en tenue de prisonnier, menotté et demandant de l'aide pour mettre tous les ministres détourneurs de l'argent des parents et des élèves à la prison de MAKALA.

I
l rajoute : « Zua polo ba kabeli yo, kasi pona Papa Molière »; traduisez : « Prenez les tee-shirts qu'on vous offre mais choisissez papa Molière ».

Posté par Cédric Kalonji | 13 août 2006 13:36:30 | Commentaires (6)

Mots clés : Kinshasa, Elections, Campagne électorale.

Mardi 01 août 2006

Les congolais ont votés pour la première fois.

Dimanche matin je me suis réveillé plus tôt que d’habitude. Ce n’était pas par hasard. C’était le jour des élections tant attendues. J’ai fouillé pour retrouver ma carte d’électeur là où je l’avais planqué. Au moment où je suis arrivé, il y avait déjà plein de monde et tout le monde voulait voter le premier.

Je comprends bien cette précipitation parce que pour moi et pour beaucoup d’autres congolais, c’était la première fois de la faire.

Album photo du jour des élections.

Posté par Cédric Kalonji | 01 août 2006 18:57:51 | Commentaires (6)

Mots clés : Kinshasa, Elections.

Lundi 19 juin 2006

Salons de coiffure de rue. Se faire coiffer moins cher

Vous voulez vous faire coiffer et vous n’avez pas de quoi payer un salon de coiffure « moderne », les salons de coiffure de rue sont la dans les rues des cités de Kinshasa. Ça coûte moins cher et ça permet à toutes ces coiffeuses n’ayant pas les moyens de se payer un local et du matériel pour un salon de coiffure de se faire un peu d’argent.

Posté par Cédric Kalonji | 19 juin 2006 18:59:07 | Commentaires (8)

Mots clés : Kinshasa, Société.

Mardi 09 mai 2006

Le transport en commun à Kinshasa un véritable casse-tête

C’est banal de voir de gens accrochés à l’arrière d’un bus ou encore assis sur le toit d’une voiture. Ca fait des années qu’il n’y a pas de compagnie de bus. Les kinois sont donc obligés de faire avec les moyens de bord.

J’ai déjà parlé de l’état de la plupart des taxis de Kinshasa. La vérité c’est que pour beaucoup, prendre un taxi est un luxe. Le moyen le moins cher mais pas forcément le plus sûr pour se déplacer à Kinshasa reste le Taxi-Bus dont la majorité est de marque Volkswagen.

Ces minibus conçus pour embarquer maximum huit personnes en embarquent de fois jusqu'à vingt-cinq. Pour faire plus de place, les propriétaires des taxis-bus démontent les sièges d’origine et font installer de bancs en bois. Le confort n’est donc pas important mais tous les moyens sont bons pour embarquer le maximum des « Têtes : terme utilisé par les transporteurs pour designer les clients ».

 

Les taxis-bus sont en général importés d’Europe mais depuis quelques années, une nouvelle tendance s’observe : les kinois traversent a Brazzaville se procurer les vieux minibus de marque Toyota dont veulent se débarrasser les brazzavillois pour les emmener a Kinshasa.

J’étais à Bujumbura il y a quelques semaines et je me suis rendu compte que le transport en commun marchait bien au Burundi alors que je n’ai pas vu de belles voitures luxueuses. Chez moi à Kinshasa, il m’est souvent arrivé et je ne pense pas être le seul de passer plus d’une heure à un arrêt pour attendre un taxi. Je n’ai pas à me plaindre parce que je peux pendant ce temps contempler les belles limousines qui passent et qui appartiennent pour la plupart a nos dirigeants bien-aimés.

Kinshasa ekoma fulu ya kobwaka ba kimbambala ya Brazza. Toyokaka pe soni bandeko. Mingi oyo baza na poto bayebi kaka kolobela bilamba. Bakonzi mosala kaka kosomba ba Mercedes po na bango moko na bana na bango… Mawa trop !

Posté par Cédric Kalonji | 09 mai 2006 13:24:53 | Commentaires (8)

Mots clés : Kinshasa, Transport.

Lundi 17 avril 2006

Halte à la corruption au Congo !

C’est une scène banale de voir un policier de roulage sensé régler la circulation recevoir de l’argent d’un conducteur. Cela ne se fait même plus discrètement et beaucoup trouvent cela normal.

 

Aujourd’hui en me rendant au boulot par taxi, le chauffeur s’est fait prendre par de policiers qui sont entrés dans le véhicule discrètement alors qu’il s’était arrêté pour déposer un de ses clients. Première de choses, ils lui ont demandé les papiers de la voiture. Il les a présenté et tout semblait dans l’ordre mais ce n’était pas suffisant. On lui reprochait de s’être mal garé, ce qui était vrai.

 

Je savais bien ce qui allait suivre parce que je suis comme un grand nombre des congolais habitué à ce genre de scènes. J’étais l à et je suivais la scène sans rien dire. Un des policiers a demandé au conducteur de donner de l’argent pour qu’il soit libéré. Il a mis sa main dans sa poche et a sorti 500 francs Congolais qu’il a tendu aux deux policiers. La discussion a changé de thème. On ne parlait plus de l’infraction mais du montant du pot de vin. Après environ 10 minutes de discussions, le conducteur a ajouté 500 francs congolais et les policiers sont descendus du véhicule et sont partis avec leur butin. Sa faute était donc oubliée.

 

Le système fonctionne comme ça et c’est systématique. Dans les grands coins de la capitale, pour ne pas se faire tracasser, les chauffeurs taxi s’organisent pour donner 100 francs congolais chacun a chaque tour qu’ils font.

 

Ils peuvent ne pas savoir conduire, ne pas avoir les papiers du véhicule mais tant qu’ils donnent les 100 francs, ils sont à l’abri de toute tracasserie.

 

C’est étonnant de voir comment la corruption fait partie de la vie des congolais. J’étais au Burundi en vacances il y a un peu plus d’une semaine et je n’ai pas vu une seule fois une scène de ce genre. Quand un conducteur se fait prendre par un policier, ce dernier vérifie que les papiers du véhicule soient dans l’ordre, que tout (feux de position, phares…) marche bien et donnait de conseils au conducteur pour qu’il ne retombe pas dans la même faute.

 

Avec de telles réalités qui sont connues de tous, je me demande comment le Congo va s’en sortir. Je ne vais pas condamner les dirigeants bien que ce soit eux qui sont en tête et qui laissent faire ces choses mais je crois que le problème de corruption concerne tout congolais.

 

La corruption ne fait pas avancer le pays mais le fait reculer et c’est ridicule et gênant. Toyokaka pe soni…

Posté par Cédric Kalonji | 17 avril 2006 20:41:20 | Commentaires (3)

Mots clés : Kinshasa, Société, Corruption.

Jeudi 23 mars 2006

Enfants sorciers, enfants de rue, un véritable fléau pour la société congolaise.

De retour du travail ce soir, j’ai reçu la visite d’un ami et collègue de service qui voulait prendre un verre et discuter avec moi. Nous sommes allés tout près de chez moi dans un bar que je trouve très sympa, le NEW REX.

 

C’était environ vers 22 heures 30 minutes, pendant que nous prenions notre verre, j’ai reçu un coup de fil. Il a fallu donc que je sorte du bar parce que la musique y était très forte. Apres mon appel, en rentrant dans le bar, j’ai aperçu près de l’entrée un  très jeune enfant couché par terre. J’ai posé la question aux gardes du bar de savoir qui était cet enfant et pourquoi il était couché là à pareille heure. J’ai reçu la réponse que c’était un enfant qui n’avait pas de famille et qui dormait là toutes les nuits depuis des mois.

 

Premier réflexe, faire une photo de lui. Je l’ai ensuite réveillé et je lui ai posé quelques questions histoire d’en savoir un peu plus sur lui. J’apprendrai que le gamin qui s’appelle Grâce n’avait que huit ans. Il n’a jamais connu son père et sa mère est décédée depuis 2004.

 

Son oncle qui l’a recueilli après la mort de sa mère s’en est débarrassé l’accusant de sorcellerie. Le petit dort donc devant ce bar depuis plus de trois mois vêtu des mêmes vêtements et obligé de mendier pour trouver de quoi s’acheter à manger.

 

Il m’a avoué n’avoir rien mangé de la journée. Je lui ai donné quelques francs pour qu’il se trouve à manger mais j’ai bien conscience du fait que ce n’est pas suffisant. Ce petit qui n’a pas demandé de venir au monde a besoin d’attention, d’amour et d’éducation mais que puis-je faire avec mes moyens limités ? Je lui ai promis de me renseigner pour lui trouver un centre pouvant l’accueillir mais je ne suis pas certain d’en trouver un qui l’accepte.

 

Majorité de congolais prétendent prier et se conformer aux écrits de la bible mais bien que celle-ci prône l’amour, ils sont très peu à en manifester.

 

Ils sont de plus en plus nombreux ces enfants envoyés dans la rue parce que des “pasteurs” auraient reçu de Dieu la révélation qu’ils sont sorciers.

 

Ils se retrouvent donc tous seuls, rejetés par leurs familles et vulnérables à toute sorte de prédateurs.

 

Aucune loi ne condamne les auteurs de ces actes et rien n’est fait au niveau du gouvernement pour venir en aide à ces pauvres enfants victimes de la cruauté des adultes. Quels sont les rôles des ministères des affaires sociales, des droits humains et de la jeunesse ?

 

Les quelques particuliers et ONG sensibles à la cause de ces enfants sont limités en terme de moyens.

 

Ne dit-on pas que la jeunesse était l’avenir ? Quel est donc l’avenir du Congo de telles réalités ?

Posté par Cédric Kalonji | 23 mars 2006 01:21:52 | Commentaires (10)

Mots clés : Kinshasa.

Mardi 21 mars 2006

Le long parcours du foufou avant de finir dans les ventres des Kinois

Un étalage de vente de Farine de manioc. Il y en a quasiment dans tous les coins de rues de Kinshasa. J’ai déjà parlé des voyageurs qui allaient chercher les cossettes de manioc en provinces… la suite c’est qu’une fois arrivés à Kinshasa, le souci pour ces voyageur c’est de vendre sa marchandise.

 

Que ce soit dans les parkings pour les camions ou dans les Mabongo (pluriel de Libongo qui veut dire port en Lingala) pour les bateaux, ceux qui en ont les moyens se procurent ¼, ½ ou tout simplement un sac entier de cossettes de manioc. De là naît une nouvelle forme de commerce… Les mamans vont acheter ces cossettes qu’elles vont faire moudre et revendre en petite quantité et à petit prix dans les quartiers modestes de la ville.

 

Cela permet à tous ceux qui ne peuvent pas s’acheter les cossettes en grande quantité de s’acheter une petite quantité de farine étant donné qu’une bonne partie des kinois vit du jour au jour.

Posté par Cédric Kalonji | 21 mars 2006 01:04:22 | Commentaires (2)

Mots clés : Kinshasa, Social, Manger.

1 2